Association de solidarité internationale, Charleval-Andelle-Massili s'investit depuis octobre 1997 dans le développement économique, sanitaire et scolaire du petit village rural du Burkina faso, du nom de Kinsi.

jeudi 12 septembre 2013

Bien arrivés !

Bonjour à tous et à toutes !

Nous sommes bien arrivés hier soir, sous des trombes d'eau. Le temps était tellement mauvais que l'avion a dû repousser son atterrissage de 30 mn pour attendre que les conditions s'améliorent !

Enfin bon ça y est nous sommes à pied d'oeuvre, frais et reposés !

Au programme aujourd'hui :
> nous allons passer au consulat pour déclarer notre arrivée,
> nous allons faire débloquer un téléphone portable afin de pouvoir contacter tous nos partenaires dans la journée,
> nous allons tirer de l'argent et faire du change,
> nous allons acheter une petite réserve de bouteilles d'eau
> enfin, nous nous baladerons un peu en ville pour prendre nos marques.

dimanche 7 juillet 2013

Prochaine mission : septembre 2013 !

Si le projet de 2013, à savoir la formation des maraîchers, a d'ores et déjà eu lieu - elle s'est déroulée du 1er au 6 juillet 2013 - nous préparons quand même un séjour au Burkina Faso en septembre prochain.


Ce séjour n'aura pas pour objectif premier de financer un quelconque projet, mais surtout de préparer le gros projet de financement d'un bâtiment destiné à accueillir l'Unité de Production Artisanale de Farine BAMiSA.

Il s'agira donc avant tout de collecter un maximum d'informations, et de devis, pour la construction du bâtiment, mais aussi pour son équipement en mobilier et matériel, voire son électrification.

Nous sommes en contact étroit avec les responsables de l'Association "La Voûte Nubienne", qui pilote le programme de diffusion de l'architecture du même nom, architecture en terre que nous avons choisi pour la construction. Grâce à eux, nous allons être mis en relation avec des maçons formés à cette technique.
L'un d'entre eux, Camille Sanon, nous a d'ores et déjà contacté et se propose de mener une étude de faisabilité pour ce projet.

D'autres contacts ont par ailleurs également été pris, notamment avec un entrepreneur local qui pourrait fournir des panneaux photovoltaïques pour l'éclairage du bâtiment, mais aussi des foyers améliorés (pour réduire la consommation de bois) ou encore des séchoirs solaires pour les grains.

Nous devrons également chercher les prix pour l'achat d'un nouveau moulin à mil, qui sera dédié à la production de farine infantile, mais aussi faire évaluer les coûts de réparation du forage d'eau potable, l'achat d'une pompe à eau solaire pour le forage, ...

Il est crucial que nous puissions rapporter un maximum d'informations et de devis lors de cette mission, car dès notre retour nous devrons travailler à la préparation du budget prévisionnel et au plan de financement de la construction du bâtiment de l'Unité de fabrication Artisanale.

Enfin, à côté de cela, nous verrons dans quelle mesure l'équipe enseignante de l'école a besoin que l'on finance encore des fournitures pour débuter l'année, et si elle a d'autres projets, comme par exemple la création d'une bibliothèque (projet évoqué lors d'une précédente mission).

Et évidemment, nous achèterons de l'artisanat destiné à être revendu en France, et nous rapporterons du Beurre de Karité comme chaque année.

dimanche 3 mars 2013

Journée de la femme à Charleval


Lors de notre mission de Janvier, nous sommes revenus avec le film qui sera présenté le 9 mars.

Il est toujours aussi difficile de se procurer des films même le producteur n’avez pas de copie ;

C’est juste 3 heures avant notre départ que Pacos a pu nous  donner « une femme pas comme les autres ».

Le cinéma Burkinabais mérite d’être connu, il est teinté d’humour et de moquerie de leur propre tradition.

Un moment rare dans cette Afrique de l’ouest qui se cherche.

 Le Burkina Faso reste un de ces pays qui booste  la culture de ce continent.

Rendez-vous le 9 mars salle Charles IX à Charleval 82 Grande Rue à partir de 15h

vendredi 8 février 2013

bientôt le départ


Un petit mot avec 24 h de retard dû à un manque accès internet.

 

Ce matin, nous avons commencé à préparer les bagages; le souci étant de voir s’il reste de la place pour faire d’autres achats. Le problème n’est plus le poids malgré les 12 kg de Karité laissés par Tristan en septembre mais le volume. Nous avons donc acheté quelques poteries qui ne prennent pas beaucoup de place et ce sera tout.
 

Nous avons rencontré deux personnes réalisant en maitre d’œuvre des constructions en voûte nubienne, plutôt en agglomération. J’ai donné le plan du bâtiment que nous souhaitons construire au village ainsi que  mes coordonnées. J’attends en retour un mail de leur part, une fois rentrés en France.

 Demain, nous prenons l’avion dans la nuit; arrivée à Orly samedi à 11h 30.

J’espère vous retrouver bientôt sur le blog ou le samedi 9 mars après-midi à Charleval salle Charles IX  pour découvrir l’artisanat, des photos de la mission et plein d’autres choses…

Ah, j’oublie, le Burkina Faso est le seul pays au monde à avoir décrété férié le 8 mars, journée des droits des femmes d’où notre manifestation du 9 mars à Charleval.

mercredi 6 février 2013

Achat de l'artisanat


Aujourd’hui, nous avons acheté  l’artisanat, ce qui nous a pris toute la matinée.

Cette après-midi, nous allons faire du change mais avant nous mangeons à côté de la maison du peuple dans un maquis  réputé pour ses abats.
                                                   LA MAISON DU PEUPLE c'est un" zénith" africain

La journée se passe tranquillement mais sous la chaleur sèche & la poussière.

Ce soir nous avons rendez-vous avec Pacos, le conteur africain qui est intervenu dans les écoles de Charleval & Perriers. Il prépare une pièce de théâtre qui sera jouée au Burkina Faso dans quelques jours.

J’ai enfin réussi à avoir le maçon de la voûte nubienne; jeudi à 16h, nous nous voyons.
Rendez-vous jeudi soir pour plus de nouvelle.

lundi 4 février 2013

Rendez-vous à Dapelogo


Ce matin, nous sommes repartis à la caisse populaire de Dapelogo. Nous avions rendez-vous avec les femmes & les maraîchers. Michèle & Sylvaine ont fait le dépôt d’argent sur le livret et je devais remettre les socles aux hommes. Les femmes étaient bien là, les hommes étaient certainement trop occupés pour venir ; peu importe, les femmes leurs apporteront les outils.

J’ai essayé de relancer le maçon de voûte nubienne, sans plus de succès, nous verrons demain s’il répond au téléphone. Pour nous la mission est bientôt  terminé avec l’espoir de repartir en France avec un devis de bâtiment en voute Nubienne autrement, il faudra se contenter d’un devis d’un bâtiment en béton avec terrasse.

Nous partons donc à Bazoule voir les crocodiles sacrés. www.planete-burkina.com/bazoule.php














Demain nous avons rendez-vous avec Salif pour l’artisanat.

samedi 2 février 2013

2ème visite au village


Avant de partir au village, nous passons prendre la sarcleuse puis de la boisson & des gobelets.
La sarcleuse n’est pas complètement prête, il manque le socle cependant nous prenons dans le pick up la partie la plus encombrante, nous récupérerons le socle ce soir.
Direction Dapelogo et la caisse d’épargne locale où l’argent des femmes est déposé sur un livret.
Pas de chance, elle est fermée; Après avoir attendu ½ heure, on nous informe que la guichetière est partie passer son permis de conduire et qu’elle ne sera pas remplacée, rien n’est affiché à l’entrée !
Nous nous rendons à l’école en espérant qu’il y ait du monde, la classe de CM2 est ouverte, l’instituteur nous explique qu’il reste la classe des plus grands car il faut travailler pour avoir le certificat. Une autre institutrice nous rejoint pour nous donner les dessins des enfants ; nous sommes ravis. Les enfants de Charleval vont être contents !!!
J’en profite pour donner un ballon de foot que j’ai ramené de France (les ballons sont extrêmement chers au Burkina Faso).Les cris d’enthousiasme des enfants à la vue du ballon nous réjouissent.
Nous nous dirigeons vers le village. Les femmes nous attendent en dansant, les hommes sont à l’ombre sous l’arbre à palabres. Nous nous asseyons et attendons la venue du chef avant de donner nos «cadeaux ». Nous avons bien sûr pris des noix de cola. Pendant ce temps, les femmes emmènent Michèle et Sylvaine voir le soja qu’elles ont acheté puis grillé, elles le moudront plus tard pour fabriquer la farine Bamisa. Elles leur montrent leur grilloir et leur font une démonstration. Un peu plus loin le petit mil sèche.
Elles nous rejoignent sous l’arbre à palabres. Le chef est arrivé, nous distribuons les cadeaux. Les noix de cola au chef, un ballon de foot pour les jeunes, les T-shirts pour le batik des femmes, la sarcleuse pour les maraîchers. Successions de remerciements et d’applaudissements. Nous leur offrons le verre de l’amitié : c’est la fête pour tous ! Daniel nous invite à manger en compagnie du chef et des plus anciens.
Nous devons repartir, car les maraîchers souhaitent nous montrer leurs plantations d’oignons et de haricots qui se trouvent sur le chemin du retour près du barrage. C’est magnifique !

Demain repos, Salif nous invite dans son village faire connaissance avec sa famille.

Expo au CCF


Aujourd’hui, nous avons pris notre temps, il y a toujours autant de poussière dans l’air.

Nous sommes allés  voir la boutique où Tristan avait demandé un devis.

Le marchand, nous a confirmé que les têtes de meule n’étaient plus vendues.

Les nouveaux moulins viennent d’Inde contrairement au moulin que nous avons acheté, il  y a maintenant  plus de 5 ans  qui lui vient du Danemark. Il faudra voir à notre retour en France si nous pouvons nous procurer la pièce.

Nous profitons de cette journée pour acheter du savon bio au karité de toutes sortes.

Une exposition sur le beurre de karité  a lieu au centre culturel français, c’est l’occasion de mieux connaitre ce produit aux utilisations multiples & nous renseigner des prix de vente.

Le centre culturel français est un lieu agréable bien ombragé avec un bâtiment central accueillant une bibliothèque & une audiothèque ainsi que les journaux français du jour (photocopie via le net).

Dans la cour, des exposants vendent du beurre de Karité & ses produits dérivés (shampoing, confiture, vin, savons etc.). Il y a aussi dégustation de plats cuisinés au beurre de karité, un délice ! Nous déjeunons à la « K’Fête », où nous mangeons des fraises, c’est la pleine saison ici.

Nous cherchons depuis le début de notre séjour, un lexique Mooré/Français, Salif nous conduit à côté de la cathédrale (que nous visitons au passage) dans une librairie tenue par des sœurs.

Après avoir fait nos achats, nous retournons à la Case d’hôtes car nous avons RDV avec l’ingénieur agronome. Nous avons reçu hier par mail le coût de la formation des maraichers. L’ingénieur est un homme très intéressant, il est à l’origine de la fabrication du savon que nous ramènerons en France ; c’est un fervent  défenseur de l’irrigation des cultures au goutte à goutte. De toute façon dit-t-il « il faudra le faire un jour ou l’autre ». En effet le sud sahel est de plus en plus touché par le manque d’eau .Nous avons de la chance au village, la récolte 2012 a été bonne, ce qui n’est pas le cas dans d’autres villages aux alentours. Nous nous quittons avec la sensation d’être vraiment sur la même longueur d’onde. Il faut absolument que trouvions l’argent nécessaire à la formation des maraîchers & à l’achat des fournitures pour le goutte à goutte.

Demain, deuxième visite au village.  
 

jeudi 31 janvier 2013

4 ème journée,soleil masqué


Salif en arrivant nous chercher à la maison d’hôte, m’annonce qu’il y a beaucoup de poussière.

Effectivement en mettant le nez dehors, un vent assez fort soulève cette terre rouge formant un léger brouillard. Salif très prévenant, nous tend des petits pots de beurre de karité parfumé aux huiles essentielles ; « c’est pour mettre sous le nez & les lèvres ».

L’air est dur à respirer la poussière se mélange avec les gaz d’échappement & cela dura jusqu’à la fin d’après-midi.

Nous continuons cependant à marcher vers le centre-ville, nous devons nous renseigner pour l’achat de nouvelles meules pour le moulin. Le vendeur du magasin où nous avons acheté le moteur l’année dernière nous répond que maintenant ce type de meule ne se vend plus & que pour avoir des pièces de rechange, il faut les importer d’Europe pour un montant supérieur à un nouveau moulin fabriqué en Inde !!!

Nous continuerons nos recherches demain dans la boutique où Tristan a fait faire un devis en 2012.

Nous allons acheter des tee-shirts chez un grossiste  pour les femmes du village afin qu’elles les teignent façon batik.

Nous allons manger dans le plus chic restaurant de Ouagadougou tenu par des sœurs missionnaires. Leurs bénéfices servent au fonctionnement d’un orphelinat. Nous en profitons pour discuter avec Salif, ses conseils sont toujours très avisés. Le « brouillard » se lève. Nous en profitons pour rentrer.

Nous avons cette chance, notre hébergement  est assez proche du centre-ville et les déplacements en ville se font à pied ce qui nous évite les attentes dans les embouteillages enfermé dans un  taxi non climatisé et aussi de faire des économies.

mercredi 30 janvier 2013

1ère visite au village


Départ au village vers 9h, à 10 h nous sommes arrivés à la mairie de Dapelogo & à 11h à l’école de Goden & de Kinsi

A vrai dire, il faut 37 km pour arriver au centre-ville (Dapelogo) et 8 km pour arriver au village de Kinsi, mais le changement est brutal et justifie la location d’une 4 X4 ; de la piste goudronnée, il faut passer à la piste rouge puis sur le chemin de brousse. Nos fessiers sont mis à rude épreuve  dans les passages de nombreux trous & ornières.

Nous nous sommes arrêtés au dispensaire pour déposer les habits de bébé & assister  aux consultations de jeunes  enfants, ceux-ci sont suivis tous les mois ou toutes les semaines suivant les difficultés de nutrition.

A l’école, nous déposons les dessins des enfants de l’école de Charleval, le directeur profite de l’occasion pour nous présenter les danses que les enfants préparent pour le concourt inter-école du mois de mai. Leurs tenues de danse que nous avons financées il y a quelques années, sont toujours aussi belles, ils en ont bien pris soin ! Nous buvons du bissap tout en regardant les enfants sauf Sylvaine qui est occupée à filmer.  Nous pourrons ainsi vous faire partager ce très beau  spectacle .

Nous arrivons au village, nous sommes attendus, il est déjà midi, tout le monde est là sauf le chef.


Après la traditionnelle cérémonie d’accueil, chants et danses des femmes, «  dégustation » de l’ eau du voyageur, nous commençons notre visite.

 Les habitants proposent un emplacement pour le bâtiment de fabrication Bamisa, Eric et Salif prennent les mesures , il y a suffisamment de place, mais le puits à proximité ne fonctionne plus  il faudrait  trouver 1000€ pour le réparer !

Le moulin à mil fonctionne, nous entendons le moteur. Nous nous approchons, une femme est penchée sur le déversoir et remplit des sacs, une autre alimente la trémie en mil.

Nous continuons notre tour pour voir le local où est fabriquée la farine Bamisa, il est devenu trop petit et son sol en terre battue ne permet pas une bonne hygiène.

Retour à l’arbre à palabre, le chef est là, il se lève pour nous saluer.

Nous continuons à discuter de nos projets pour le village.

Nous sommes prêts à partir mais avant un repas nous a été préparé (riz, poulet).

Nous sommes repus, cependant le chef & le comité de gestion veulent encore nous remercier ; du dolo ( boisson fermentée à base de mil) nous attends sous l’arbre à palabre, la discussion continue.

 A vrai dire nous sommes bien, il fait beau, il fait chaud avec un petit vent qui nous rafraichit….

journée bien remplie


J’ai oublié le principal.

Le but de notre mission !!!

La réalisation d’un bâtiment.

Celui-ci sera destiné   à la réalisation de la bouillie enfantine. Il ne s’agit pas de construire une salle propre telle que nous pouvons le concevoir en Europe mais un bâtiment en dur qui soit frais.

La voûte nubienne, nous semble idéale, un bâtiment en terre posé sur une dalle béton avec un plafond en terre lui aussi. Pour rendre étanche ou du moins éviter le passage des insectes & rongeurs il faut des portes & des fenêtres, le mieux  qu’elles soient équipées des moustiquaires.

Le financement d’un tel projet (quelques millions de Francs CFA), l’association ne peut le réaliser seul. Il nous faut monter les dossiers & trouver des partenaires.

Nous devons revenir en France avec des devis qui nous permettront de demander des subventions.

Nous profitons de notre séjour pour apporter sarcleuse aux maraichers, des panneaux avec dessins & photos qui ont été réalisés  par les enfants de l’école de Charleval pour les enfants de l’école de Kinsi (c’est une première).

Aujourd’hui mardi, nous allons pour 11h au Jardin du Maire, nous avons rendez-vous avec l’agronome qui est arrivé vers midi (c’est le rendez-vous africain).Nous avons dès son arrivé parlé de notre projet de culture de soja & le but de cette culture, le farine Bamisa.

La culture de soja est possible sur le village mais le principal est d’abord que les maraichers cultive correctement   en préservent l’eau & en utilisant des engrais naturels.

Il est 13h, nous allons manger à « l’eau vive ».

Après un bon repas, direction, le bureau de change puis la visite du village d’artisans.

Il y a environ 50 boutiques à voir, par respect nous n’en oublions aucunes.

Nous ressortons  des boutiques à la nuit, il est environ 18h

Il est temps de rentrer.

dimanche 27 janvier 2013

le départ


Les valises sont fermées, il reste à trouver la place pour les ranger dans la voiture.
Nous partons de Charleval pour l'aéroport d'Orly décollage à 20h30 pour une arrivée demain 5h30.

La température à Ouagadougou sera de 17 °C, le changement de T° nous le ressentirons l’après-midi, il est annoncé 35°C.Pour ma part, il me faut quelques jours pour m’habituer à la chaleur.

samedi 19 janvier 2013

Préparation de la première mission 2013


J - 8 avant le départ à l'aéroport d’Orly, les bagages se préparent.
La liste de ce qu’il ne faut pas oublier de prendre s'allonge.

Pas de panique, malgré les évènements au Mali, le consulat de France au Burkina Faso ne fait pas plus de recommandation que celle que nous connaissons depuis quelques années, ne pas aller au nord du pays vers la frontière du Mali.

Il reste encore une semaine pour boucler les valises

dimanche 13 janvier 2013

DEPART PROCHAINE MISSION DANS 14 JOURS !

Merci aux généreux donateurs d'habits pour  bébé et petit enfant que nous emportons pour  
approvisionner le dispensaire!
Il reste de la place dans nos bagages si vous pouvez encore en collecter!

jeudi 27 septembre 2012

Mercredi : dernière visite au village

C'est aujourd'hui, avec la dernière visite au village, que se clôture officiellement notre mission.

Il nous reste cependant encore plusieurs points à aborder, et d'autres à concrétiser.

Nous sommes tout d'abord passés récupérer et payer le tambour du grilloir à céréales, que nous avons fait réparer, mais aussi le devis pour un outil qui aiderait fortement les maraîchers dans leurs travaux, et dont les plans m'ont été donné par Xavier Laurent, un agrnome français connaissant bien l'Afrique.

Nous avons également fait des photocopies de l'exemplaire du "contrat de prestation d'entretien" que nous avons improvisé, et que nous comptons faire signer au mécanicien afin de formaliser par écrit la mise en oeuvre de visites d'entretien du moteur du moulin à mil à intervalles réguliers.

Puis nous avons pris la route en direction du village. Hamadou a souhaité nous accompagner, afin de saluer les villageois et les remercier de leur accueil pendant qu'il remplaçait Salif.
Nous nous sommes arrêtés à Dapelogo afin de déposer l'argent issu de la vente du beurre de Karité, sur le compte d'épargne des femmes. Et apparemment il était temps, car il ne leur restait plus "que" 12400 FCFA sur leur compte en banque... Mais d'un autre côté c'est aussi encourageant, car cela signifie que les femmes n'hésitent plus à utiliser l'argent qu'elles épargnent. 

Nous avons ensuite repris la route, direction Kinsi. Une fois arrivés, et le protocole d'accueil (salutations, partage de l'eau de l'étranger, ...) passé, nous avons commencé par rendre le carnet d'épargne aux femmes, en les félicitant de leur travail.
Puis nous avons donné à Paul, l'agent de Santé la pince chirurgicale qu'il nous avait demandé, mais aussi un sac de compresses, pansements, bandes stériles, désinfectant, ... issus de nos propres pharmacies.

Nous avons ensuite raconté notre rencontre avec Mme Soubeiga. Nous avons donc dit aux femmes que Mme Soubeiga va venir leur rendre visite, pour préparer la mise en place d'une vraie unité de production. Elle va également préparer une nouvelle formation, officielle celle-là (contrairement à la première fois). Cette formation aura sans doute lieu dans un an, le temps qu'on mette le budget nécessaire de côté.
Par ailleurs, nous avons rappelé que nous allons travailler pour disposer du budget nécessaire à la construction d'un bâtiment bien plus adapté pour la fabrication de la farine.

Et à ce propos, il sera sans doute nécessaire aussi de réparer le forage, car la fabrication nécessite beaucoup d'eau pour le lavage des grains à grande eau.

Nous sommes ensuite allés vérifier que le moteur du moulin a bien été mis en oeuvre, et qu'il fonctionne. Le mécanicien nous a expliqué que l'échappement était placé à l'horizontale pour éviter que l'eau y pénètre pendant la saison des pluies.
Le mécanicien nous a ensuite donné sa facture pour cette prestation. Nous avons choisi de regarder la facture à notre retour sous l'arbre à palabres. En Effet, nous voulions dans le même temps aller voir la motopompe, et le forage, tous deux ... en panne !
La Motopompe est en panne. Du coup je me suis un peu énervé, car les villageois nous ont demandé des tuyaux pour la motopompe, alors que celle-ci ne fonctionne pas. J'ai donc demandé au mécanicien s'il pouvait regarder, mais Samuel, qui est responsable de la motopompe, a expliqué qu'elle était entretenue par un autre mécanicien, et que ce serait donc plutôt à cette personne qu'il faudrait s'adresser. Encore un sujet qu'Eric devra gérer lors de sa venue en janvier ...

Quant au forage, celui-ci ne fonctionne plus depuis deux ans. Pour les villageois, il faudrait creuser plus profondément (100 m), et remplacer quelques pièces. Salif connaît quelqu'un, et il va nous obtenir un devis.

De retour à l'arbre à palabres, nous étudions la facture du mécanicien, et nous relevons quelques anomalies, en particulier pour le prix des visites d'entretien : 13000CFA, alors qu'il avait annoncé 12500 CFA.
Cette petite erreur est rapidement rectifiée, et nous signons ensemble le "contrat de prestation d'entretien". Dans celui-ci, il est précisé que le mécanicien s'engage à faire 12 visites d'entretien, et qu'en contrepartie les femmes paieront 2500 CFA, et l'association prendrait en charge le restant de la somme (10 000 CFA) pour chaque visite.
Aujourd'hui, nous versons par ailleurs trois mois d'avance au mécanicien, en plus de la prestation d'installation et de mise en route du moulin.

Le mécanicien nous a cependant confirmé que l'ancien moteur pouvait être réparé, ce qui pourrait permettre de créer un deuxième moulin, dédié spécifiquement à la fabrication de la farine. Il suffirait pour cela d'acheter une nouvelle "tête" de moulin (la partie soutenant les meules).

Nous avons ensuite, comme le veut le coutume, été invités à manger du poulet accompagné de riz.

Puis nous avons rejoint le reste des villageois afin de prendre congé, après une longue série de remerciements, et de salutations.
C'est à ce moment que les femmes nous ont donné le beurre de karité (4 bacs de 6 kg !). Et elles y ont ajouter des petits pots (8 !) destinés respectivement à Guy Pésier, Nicolas et moi, Hamadou, Salif, le Maire de Charleval.
Et les femmes nous ont également redonné les T-shirts qu'elles ont teint pour l'association.

C'est donc bien chargés que nous avons quitté définitivement nos amis, sous les acclamations et les salutations.